Nuit d'Enfer
Putain de soirée.
Zenzile au Jazz-House.
Yann, vieux pote d’une ancienne vie qui débarquait par surprise, les poches bourrées de vraie Colombienne rapportée d'une virée professionnelle en Amérique du Sud.
Explosive la coke.
On n’imagine pas la merde qu’on se fout dans les naseaux sur notre vieux continent.
Ana, chaude, bouillante, ondulante comme une anguille, aguicheuse, accrochée à moi, corps humide plaqué et mouvant.
Et ce putain de groupe à la sensualité bastonnante, enquillant ses coups de boutoir rythmiques.
Envolées saxophonistiques ultra-réverbées,
Boucles analogiques glaciales,
Basses grondantes ultra-graves,
Beat reggae profond,
La magie hypnotique de la syncope du troisième temps.
Qui a dit que les blancs ne savaient pas le reggae ?
La grande salle du Jazz-House plongée dans une pénombre humide, tropicale, parfums mêlés des herbes locales au goût âcre et des skunks transgéniques explosives importées du nord.
Quand l'abandon de la danse l'un dans l'autre devient baise assumée.
Quelques pauses pour reprendre notre souffle, s'envoyer une ligne sur la lunette des chiottes, puis une HK pression grand format, dégueulasse mais fraîche, servie dans ces immondes gobelets en plastique que les commissions de sécurité ont imposé aux salles de concert.
Poses suggestives sur les fauteuils du bar … frottis … frottas … Rallumage des feux, puis retour dans la fournaise humide de la grande salle du Jazz-House. Retour au cœur des secousses ultra-graves.
Fusion nucléaire dans mon âme.
Nuit d'enfer.
ledaoen ...
Pour tous ceux, les pauvres qui ne connaissent pas Zenzile, dépêchez vous d’aller les découvrir sur leur site : ZENZILE.COM