LA FRANCOPHONIE DE SALON : Entre velléité culturelle et misère économique. Par Urbain-Roussel M'VOUAMA

Publié le par ledaoen ...

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Nombre d'étudiants africains francophones, désireux de parfaire leurs études supérieures en France, sont souvent confrontés au refus de visa dans les pays d'origine. Alors que ces mêmes étudiants déboutés, sont accueillis à bras ouverts dans les grandes universités d'Amérique du nord ou du Royaume Uni... Cocorico ! N'entreront dans mon "
poulailler d'acajou" que les basanés préalablement sélectionnés.

 

Faut-il rappeler que face à la mondialisation des échanges, on s'accommode très vite à la langue de la puissance économique et politique qui vous a éduqué ou formé ; avec laquelle on désire à terme coopérer régulièrement en toute loyauté, sans esprit paternaliste ou néocolonial.

Les décideurs politiques et économiques Français doivent aujourd'hui réaliser, que c'est dans le vaste marché africain que se jouera inéluctablement la compétition internationale ; déjà lancée de manière habile et dynamique par les concurrents anglo-saxons, asiatiques et autres..., sachant anticiper en matière d'investissement productif et créateur d'emplois. Halte donc à l'afro-pessimisme primaire !

 

Les aides humanitaires chroniques, les interventions militaires ambiguës et autres "sommets de complaisance", ne développeront rien d'autre en Afrique que les complexes d'éternels mendiants assistés, frustrés et révoltés. Avis aux candidates et candidats à la Présidence de la République Française. Car il en va de la crédibilité de la France jusqu'aux confins de l'Afrique, aujourd'hui éveillée et avisée...

 

La Francophonie d'arrière-garde, ignorant ou occultant les causes de la misère des populaions africaines, risque dans les prochaines décennies de n'être plus qu'un combat de "vieux coqs gaulois", plus ou moins intellos et avides de notoriété académique. Car la francophonie non suivie d'une politique de développement socio-économique durable, ne demeurera qu'un leurre ; et ce, aussi longtemps qu'elle n'aura plus de goût dans la "bouche de nombreux africains", aujourd'hui abandonnés à leur dénuement tragique. Partageons non seulement la Langue, mais aussi la Richesse....Car de nos jours, ces deux concepts sont plus que jamais indissociables.

 

Ainsi face à l'offensive économique de la Chine en Afrique, le "coq gaulois" continue à chanter "cocorico !" ; les deux pattes prises dans le merdier du "poulailler song franco-africain...". Mieux vaut encore un enfer intelligent qu'un paradis bête : dixit Victor HUGO.

 

Besançon, le 24 mars 2010

 

Urbain-Roussel  M'VOUAMA

(Pdt Association C.U.R.E.) 
 
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