Sarkozy face aux réalités africaines, par Urbain Roussel M'Vouama

Publié le par Urbain Roussel M'Vouama

Sarkozy face aux réalités africaines

Mais qu’est-il allé faire dans cette galère ? Ah ! Qu’il est loin le temps où les ministres d’Etat français, porteurs de chèques nourriciers, étaient accueillis en grandes pompes dans les palais d’Afrique ; ce aux sons des tam-tam et chants joyeux de bienvenue …

 

 

C’est faire preuve de mépris et d’autoritarisme, que d’aller expliquer une Loi aux velléités discriminatoires, à des populations qui gardent encore en mémoire, l’expulsion à des fins politiciennes de « 101 dalmatiens » au milieu des années 80 ; suivie dans les années 90, de la lapidation d’un Airbus Français sur l’aire de l’aéroport de Bamako, convoyant des africains expulsés de France.

De De gaulle à Chirac, en passant par Giscard et Mitterrand, la « coopération Franco-africaine » demeure à ce jour le « domaine réservé » des Chefs d’Etat, entretenant des réseaux d’influence plus ou moins kleptomanes voire maffieux. Ce Hélas au détriment des préoccupations majeures et vitales des Africains qui de nos jours n’ont plus due deux choix : émigrer vers « l’eldorado européen », ou rester chez soi à la merci des ONG et autres associations caritatives, qui parfois, se font concurrence. Vive le marché de la misère !

 

 

Monsieur Sarkozy, « candidat à la présidence de la République », aurait sans doute été chaleureusement accueilli et acclamé de Bamako à Cotonou …, s’il avait dans son avion, un bataillon de chefs d’entreprises désireux d’investir en Afrique ; au lieu de se complaire d’une « loi matraqueuse » ; tout en marchant fougueusement sur les plates-bandes de la « Chiraquie » en Afrique. Les ruptures brutales n’ont jamais servi leurs auteurs.

Hélas ! Pendant que les « boat people » africains s’échouent sur les plages transitaires d’Espagne et d’Italie, les gouvernements européens polémiquent sur les conditions d’accueil humanitaire ; tout en se gardant d’apostropher ouvertement certains dirigeants africains quant à la question clanique et obscure des recettes émanant de l’exploitation forestière, minière ou pétrolière ; dont les populations ne voient jamais la couleur dans leur vie quotidienne. Sauf durant les campagnes électoralistes où on pense plus à soudoyer les citoyens et les opposants de façade ; ce à défaut de proposer des projets crédibles et innovateurs privilégiant l’intérêt général.

Urbain-Roussel M’VOUAMA, le 24 mai 2006

Association C.U.R.E , Cercle Urbain de Réflexion Emancipatrice.

assocure@free.fr

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Belette 16/12/2006 18:32

Quelle verve ! je n'ai eu le temps que de survoler mais je suis bien contente d'avoir trouvé ce blog qui recèle sûrement un tas de choses passionnantes, des réflexions de fond et des fictions marantes le tout dans un style très agréable. On ne s'ennuie pas chez vous, M. M'vouama !