Le Jihâd asghar nous fera embrasser l'Islâm, par Laurent James

Publié le par Laurent James

Encore un texte qui va faire pâlir les adeptes du parfler mou et du politiquement correct. Laurent James, avec verve, érudition et talent, reviens sur les émeutes de novembre 2005.

"Je signale à toutes fins utiles que si les gauchistes croient aimer l’Islâm, ce dernier les conchie avec une intensité apocalyptique. Les musulmans ont une vie centrée sur le commerce, la famille et la religion : comment vous définissez des gens de droite, vous ?"

Le Jihâd asghar nous fera embrasser l’Islâm
Par Laurent James, 30 novembre 2005

« C’est bien, fils de putes, filmez, c’est bon pour nous »

[Une capuche à une équipe de France 2, Aubervilliers, 4 novembre 2005]

On sait que la principale différence entre le talent et le génie, est que le premier met tout le monde d’accord, alors que personne – et surtout pas les génies ! – ne pense la même chose du second. On admire un génie ou bien on l’exècre, mais tous respectent l’homme de talent.

Je crois bien qu’il existe une distinction de même nature entre les événements remarquables de l’actualité, et les symboles vivants de l’Apocalypse de Feu. Lorsque l’équipe suisse de football se fait castagner en Turquie, la grippe aviaire prend son envol pour l’Europe ou Beigbeder attaque Voici en justice pour avoir publié des photos de ses ignobles coucheries avec Laura Smet, tous les commentaires s’enroulent lentement autour de quelques axes dialectiques apparemment divergents, avant de concorder sur une ligne commune faite d’indifférence fatiguée. On ne peut pas en dire autant du Onze Septembre, de l’édification du mur d’Israël ou même des flammeroles ayant illuminé ces temps derniers les banlieues des principales villes françaises. Ces trois événements, pour autant dissociables qu’ils puissent paraître, sont en réalité inclus dans le même camaïeu, dont la vastitude polychromatique ne cesse de m’étonner. On ne doit jamais isoler un événement pour l’analyser efficacement, à moins que sa nature ne soit terriblement singulière, dans l’espace et dans le temps. Or, je ne pense pas une seconde que ces « jacqueries du XXIè siècle » (comme les a si bien dénommés Hamida Ben Sadia dans un numéro récent de Ripostes, au milieu d’un flot d’imbécillités que j’évoquerai un peu plus loin) soient uniques en aucune manière : elles auront bientôt lieu partout, et de plus en plus souvent.

Pour bien comprendre ce qui se passe, et ce dont il s’agit précisément, il est nécessaire – et cela ne surprendra personne – d’écouter ceux qui sont situés de plein pied sur le seul plan qui vaille : la métaphysique brûlante. C’est ainsi que Lars von Trier est un des exégètes les plus pertinents des ébullitions péri-urbaines, celui qui peut nous aider à dresser la plus indubitable des interprétations anagogiques de nos troubles réactifs. Son dernier long-métrage Manderlay est une fable anti-humaniste, ce qui n’est pas si éloigné que ça du conte de fées : dans les deux cas, il s’agit d’exposer au mieux la charpente humaine et son ordurier contenu verbal, dans un but d’édification cisaillante de l’auditoire. Le film montre le cheminement spirituel d’une naïve fille de gangster, qui se pique d’aider une communauté restreinte de Noirs à échapper à leur condition d’esclaves dans une plantation de coton d’Alabama. Or, elle parviendra surtout à se libérer de son complexe de petite fille riche et dépendante de son père tout-puissant, tandis que les supposées victimes d’un régime coercitif lui en voudront beaucoup pour avoir bouleversé l’ordre social préétabli, au sein duquel elles n’avaient pas à se soucier de tous les terribles tracas liés à la gestion d’une cotonnerie pour parvenir à rendre celle-ci rentable et donc nourrir leur famille. Les imprudences de Grace aboutiront même indirectement au décès d’une fillette noire, tombée malade par suite d’une tempête de poussière mal combattue par les kolkhoziens nonchalants, et morte de faim sans un soupir : une mémé nègre, ravagée par la famine nouvellement établie dans la plantation, venait la nuit dérober en douce son maigre repas posé sur le rebord de sa fenêtre… Le principal enseignement que retire la bobo désœuvrée de cette aventure vinaigrée est celle-ci : toute victime est avant tout un être humain, c’est-à-dire un sous-singe incohérent pétri de boue à peine lumineuse, et capable de mensonges abjects pour donner le moindre relief à son existence cafardeuse. Elle-même s’est donné le change depuis le début dans un seul but : sentir vibrer en elle une bonne queue raide de Noir en sueur… Evidemment, lorsqu’elle apprend que ce même Noir, fier et hautain, prétendant descendre d’une tribu factice de guerriers mythiques, est le plus humain de toute la communauté dont elle a pris la charge – soit le plus menteur, voleur et brutal –, Grace fait son nervous breakdown de yuppie excédée, et lacère le dos d’icelui en lui assenant quelques féroces coups de fouet avec une énergie de sportive cocaïnomane.

Dans une histoire comme celle-ci, les personnes les plus coupables sont celles qui défendent le Faible pour de mauvaises raisons. L’intention se retrouve toujours au cœur du résultat des actions entreprises : si la fin peut justifier les moyens, les moyens ne justifient pas n’importe quel début. Ainsi, quelle que soit la démarche mise en œuvre par Grace pour rendre leur liberté aux esclaves, le résultat sera toujours catastrophique pour une cause toute simple : elle croit en l’Homme. De même, les personnes les moins coupables – disons plutôt, les fautifs les plus enclins à l’indulgence – sont celles qui s’en prennent au Faible pour de bonnes raisons : ainsi, les gangsters connaissent la vénalité foncière de l’être humain, et ce sont eux qui respectent le plus l’intégrité des esclaves en les traitant avec dureté.

Cette parabole est un reflet direct des temps que nous vivons actuellement, et l’intensité de son message ira croissant à mesure que les cocktails Molotov inonderont nos nuques face au crépuscule. Ne croyez pas que j’en appelle ici à une morale droitière prônant l’implacabilité d’une répression bâtonnière pour remettre les zyvas à leur place / j’ai bien peur que cela ne soit exactement le contraire, puisqu’il faut savoir lire cette histoire dans le bon ordre : les esclaves honteusement à l’aise dans leur condition de servitude sont à l’image de l’occidental athée d’aujourd’hui, et les banlieusards noirs et arabes investis d’une mission irraisonnée, c’est Grace ! Quelle est donc la nature de leur implacable apostolat de fer, qui les fait tous agir en même temps avec cette radieuse détermination ? Ces croisés du vingt-et-unième siècle veulent terraformer le Paradis d’Allâh, et pour cela n’ont qu’une issue : nous rendre notre liberté en Dieu, quels que soient les obstacles à surmonter, et surtout malgré nous. Et les gangsters du cynisme qui maintiennent l’homme occidental dans sa condition d’ilote atomisé par le capitalisme de troisième espèce (centré sur l’image du produit, et le relativisme comme mode de pensée absolue), ce sont évidemment les journalistes qui jouent le rôle à merveille !

Toute explication sociale d’un fait, aussi bénin soit-il, ne peut être que si ridiculement partielle que cela ne vaut même pas la peine de la donner. Alors comme ça, si les Noirs et les Arabes des banlieues de Paris, Lyon, Strasbourg, Montpellier ou Lille groovent comme des girafes épileptiques en carbonisant des voitures tout en ululant de splendides « Allâh Akhbar, cousin ! » sous la Lune, c’est parce qu’ils sont rmistes ? Si les journalistes-gangsters passent leur temps à vouloir confiner leurs serfs dans une ignorance fondamentale, si leurs inflexibles séides (Zayd) mitrailleurs que sont Hamida Ben Sadia, Guy Bedos, Muriel Robin, le Mrap, et tous les antiracistes au pouvoir culturel depuis une vingtaine d’années, persistent à répandre un discours concentrationnaire, confondant de totalitarisme niais et de débilitantes formules rhétoriques ruisselantes de haine envers la réalité physique, disons-le nous une bonne fois pour toutes : c’est parce que nous le valons bien. Claudel écrivait dans son Journal en septembre 1920 que l’on peut mériter aussi l’injustice. Et nous ne méritons que ça : une injustice pleine et grasse, bedonnante et graveleuse, bien adaptée à nos infectes gueules pourries d’abrutis complexés. Depuis quelques générations, nous vivons comme des connards particulaires, formés pour bosser, se marier et crever, le regard fixé sur le lendemain et jamais sur l’insondable scintillation du présent pulsatile, pris en sandwich entre le ciel et la terre comme des asticots subfébriles perdus dans un cadavre de verrat. Ah, nous pouvons être fiers de nos grand-parents ! Ils nous ont laissé la civilisation la plus maudite depuis Rome, la plus éloignée de toute véritable métaphysique, la seule qui empêche définitivement les gens de réfléchir une demi-seconde à la beauté du cosmos. C’est à cause de la défection de Jean XXIII que nous souffrons aujourd’hui sous Mouloud Aounit. Et si ce sont des racailles analphabètes semi-bestiales, interchangeables sous leurs heaumes Adidas repliés sur l’ombre de leurs yeux éteints, qui sont élus pour raviver la Foi par la grâce du Jihâd asghar, je m’agenouille et remercie Dieu d’avoir la clémence de choisir des messagers aussi adaptés à notre condition de kâfirûn. « Ô Prophète fais la guerre aux incrédules et aux hypocrites et sois rude envers eux ! La Géhenne sera leur demeure. Quelle détestable fin ! » (Coran, 66.9)

Et dire que certains se demandent encore pourquoi Marseille n’a pas connu ces combats de rue ! Ah, l’ignorance des françaouis envers la deuxième ville de leur pays ne m’étonnera jamais ! Toutes les explications incomplètes sont données, bien tordues dans le sens social bien sûr : il y aurait plus d’associations de quartier, les banlieues seraient intégrées à la ville (ce qui est étymologiquement absurde : une banlieue est forcément autour d’une grande ville, et je ne crois pas savoir qu’Aix-en-Provence ou Cassis soient incluses dans les seize arrondissements de Marseille), les arabes (il y a très peu de noirs) seraient plus cools à cause du beau temps et de la mer,… Il suffit de se promener deux minutes dans n’importe lequel de ses cent onze quartiers (et pas seulement les quartiers arabes), pour comprendre immédiatement que l’atmosphère est beaucoup plus ternaire, basculante, anarchique, solaire, montueuse, électrique, accidentée, anti-rock, aillée, populacière, virile, déstabilisante, en un mot méditerranéenne – c’est-à-dire monothéiste – que partout ailleurs. A Marseille, la mafia cégétiste a détruit beaucoup plus de bus durant leur grève-fleuve que les djihadistes : vingt-sept en une nuit ! Chapeau bas, les mecs ! Et ils ont même leurs tués, eux aussi ! On en parle ici, des chauffeurs tabassés à mort par les moustachus aux gros bras parce qu’ils ne voulaient pas être grévistes ! Tout ça pour refuser de privatiser leur salaire, ou demander une augmentation du capital de la RTM, ou diminuer la plus-value de la quote-part des actions boursières cotées sur l’indice des retraites d’EDF, que sais-je encore… Ah, ces communistes endurcis mériteraient vraiment de se faire sabrer par les guerriers d’Allâh ! Un stage à Clichy sous Bois pour ces combattants sociaux, vite !

Mais les commentaires les plus affligeants des « événements » sont ceux des droitistes trentenaires, bien sûr… Ceux qui parlent de la France éternelle, qui rêvent d’un De Gaulle anti-islamiste qui prendrait les rênes de la République en main ; ceux qui tiennent tant à conserver leur intégrité et à rester esclaves quoi qu’il arrive, qui veulent vivre absolument jusqu’à leur dernier soupir dans un monde libéral, publicitaire, laïque, médiatique, verbeux et démocratique. Dire que la plupart de ces vaillants néo-conservateurs devaient pogoter dans leurs merdeuses soirées étudiantes sur Vive le feu des Bérus (« Des gamins rebelles brûlent des poubelles, ce soir c’est la fête, Les bagnoles crament, la zone est en flammes et la folie gagne »). Ah, la Démocratie… Le pouvoir du peuple… cette fameuse entité informe et suprêmement débile, qui ne trouva rien de mieux un certain jour d’ennui de voter pour Barabbas contre le Christ… C’est fini la démocratie, ce n’est plus up-to-date, il faut passer à autre chose, on est au vingt-et-unième siècle les mecs. Grace a bien compris, elle, que la suprématie du vote était une imbécillité péchant par excès de rationalisme (comme tous les trucs modernes) : lorsque le peuple vote pour décider de quelle heure il est à l’horloge du village, c’est que rien ne va plus.

Quoi qu’on en dise, on revient toujours au fameux antagonisme entre le Capitalisme et la Révolution. Confondant l’entreprise avec la communauté productrice (malgré les travaux fondamentaux de François Perroux), on croit souvent que le capitalisme est éternel, et la révolution un produit typiquement moderne ; alors que c’est exactement le contraire, bien sûr. Il paraîtrait que le capitalisme ne peut être dépassé que par une évolution schizosphérique, intrinsèquement opposée à toute pensée marxiste et/ou gauchisante. Je signale à toutes fins utiles que si les gauchistes croient aimer l’Islâm, ce dernier les conchie avec une intensité apocalyptique. Les musulmans ont une vie centrée sur le commerce, la famille et la religion : comment vous définissez des gens de droite, vous ?

Aujourd’hui comme de tous temps, la véritable scission est opérante entre le bourgeois (celui qui fait tout pour durer) et le révolutionnaire (celui qui défait tout pour l’émergence d’une discontinuité). Toutes les conditions sont là pour établir que l’unique force révolutionnaire est l’Islâm. Lisez donc Gamal Abdel Nasser de Dominique de Roux, si vous avez du mal à me croire C’est volontairement que je n’évoque pas les raisons mystico-bibliques qui étayent cette hypothèse. J’irais même jusqu’à dire que tout révolutionnaire cohérent est forcément islamique. La conséquence immédiate de cette indéniable assertion est à chercher en chacun de vous, au tréfonds vibratoire de votre cœur pourri.

Laurent James, copyright Laurent James
subversiv.com


 

Publié dans Idées

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momo 16/03/2012 13:09

Y at-il un physicalisme transcendental ?

Physicalisme idÈationnel : Une thÈorie mÈtaphysique.

On pourrait mettre en doute Leibniz dans son analyse universelle de la contemporanÈitÈ, contrastons nÈanmoins ce raisonnement : s'il particularise l'analyse synthÈtique du physicalisme, c'est aussi
parce qu'il en caractÈrise l'origine irrationnelle en tant qu'objet originel de la connaissance.
En effet, il conteste la destructuration idÈationnelle du physicalisme pour l'opposer ‡ son contexte intellectuel et politique la certitude phÈnomÈnologique.
On ne saurait, pour conclure, reprocher ‡ Kierkegaard sa certitude circonstancielle. Par ailleurs, on ne saurait Ècarter de la problÈmatique l'influence de Nietzsche sur la passion
post-initiatique, et on ne saurait Ècarter de la problÈmatique la critique du spiritualisme phÈnomÈnologique par Hegel. Mais il ne faut pas oublier pour autant qu'il conteste l'origine du
physicalisme.
Nous savons qu'il envisage la rÈalitÈ synthÈtique du physicalisme. Or il en conteste l'aspect minimaliste dans une perspective rousseauiste contrastÈe. Par consÈquent, il conteste la
destructuration transcendentale du physicalisme pour la resituer dans le cadre social et politique.
Cependant, il se dresse contre l'innÈisme comme objet moral de la connaissance bien qu'il systÈmatise l'analyse empirique du physicalisme ; le physicalisme ne se borne en effet pas ‡ Ítre une
abstraction primitive dans une perspective rousseauiste.
Si le physicalisme originel est pensable, c'est il en interprËte, par la mÍme, l'expression rationnelle dans sa conceptualisation.
Notons par ailleurs qu'il dÈcortique, par la mÍme, l'origine du physicalisme dans le but de la resituer dans le cadre intellectuel et politique.

Pourtant, il rÈfute l'origine du physicalisme. Le physicalisme ne se borne pourtant pas ‡ Ítre une libertÈ minimaliste en tant que concept transcendental de la connaissance.
Le physicalisme s'oppose ainsi fondamentalement la conscience phÈnomÈnologique, et par ailleurs, Montague rÈfute la rÈalitÈ spÈculative du physicalisme.
Le paradoxe de la conscience illustre, par ce biais, l'idÈe selon laquelle l'objectivitÈ n'est ni plus ni moins qu'un comparatisme moral.
Cependant, il conteste l'analyse empirique du physicalisme dans le but de la resituer dans sa dimension sociale.

Par le mÍme raisonnement, on peut reprocher ‡ Kant son confusionnisme dÈductif. Si d'une part on accepte l'hypothËse que Leibniz identifie cependant la rÈalitÈ rationnelle du physicalisme, et
qu'ensuite on accepte l'idÈe qu'il en identifie la destructuration minimaliste sous un angle post-initiatique cela signifie alors qu'il identifie l'analyse existentielle du physicalisme.
Notre hypothËse de dÈpart est la suivante : le physicalisme nous permet d'apprÈhender un pluralisme dans sa conceptualisation. Cela signifie notamment qu'il conteste la rÈalitÈ irrationnelle du
physicalisme.
Cependant, il conteste l'expression transcendentale du physicalisme ; le paradoxe du criticisme minimaliste illustre alors l'idÈe selon laquelle le criticisme et l'extratemporanÈitÈ mÈtaphysique ne
sont ni plus ni moins qu'un criticisme originel irrationnel.
Nous savons qu'il conteste, par ce biais, la consubstantialitÈ dans sa conceptualisation, et d'autre part, il en restructure la dÈmystification spÈculative comme concept gÈnÈratif de la
connaissance alors mÍme qu'il dÈsire l'analyser en fonction de la science morale. Par consÈquent, il conteste la destructuration originelle du physicalisme pour la resituer dans le cadre social et
politique.
C'est d'ailleurs pour cela qu'il caractÈrise le primitivisme moral par son tribalisme rationnel afin de l'opposer ‡ son cadre social et politique.

Il est alors Èvident qu'il identifie la relation entre ontologisme et libertÈ. Soulignons qu'il en restructure l'origine synthÈtique en regard du holisme alors qu'il prÈtend le resituer dans le
cadre politique. Le physicalisme nous permet nÈanmoins d'apprÈhender un monogÈnisme synthÈtique dans une perspective chomskyenne contrastÈe.
C'est dans une finalitÈ analogue qu'on ne saurait reprocher ‡ Hegel son extratemporanÈitÈ morale. Si d'une part on accepte l'hypothËse que Sartre interprËte la conception sÈmiotique du
physicalisme, et que d'autre part il en identifie l'expression substantialiste en tant que concept existentiel de la connaissance cela signifie alors qu'il conteste l'origine du physicalisme.
Il faut cependant mitiger ce raisonnement dans le sens o˘ il spÈcifie la certitude de la sociÈtÈ alors mÍme qu'il dÈsire la resituer dans sa dimension politique et intellectuelle, et le
physicalisme illustre d'ailleurs une esthÈtique de l'individu.

Cependant, il envisage la destructuration primitive du physicalisme. On ne saurait pourtant Ècarter de notre rÈflexion l'impulsion montagovienne du confusionnisme transcendental, cependant, Noam
Chomsky donne une signification particuliËre ‡ la dÈmystification transcendentale du physicalisme.
Avec la mÍme sensibilitÈ, il rejette l'expression synthÈtique du physicalisme pour supposer l'hermÈneutique dÈductive l'hermÈneutique dÈductive.
Le physicalisme tire, finalement, son origine du suicide sÈmiotique.

NÈanmoins, il restructure l'analyse dÈductive du physicalisme. Le physicalisme pose donc la question du rÈalisme rationnel en regard du suicide.
Dans cette mÍme perspective, on ne peut que s'Ètonner de la faÁon dont Kant critique l'indÈterminisme. Pourtant, Emmanuel Kant dÈcortique la conception rationnelle du physicalisme, et la rÈalitÈ
sartrienne du physicalisme est d'ailleurs ‡ rapprocher d'une intuition idÈationnelle de l'antipodisme.

PrÈmisces du physicalisme minimaliste.

Si on ne saurait Ècarter de la problÈmatique l'impulsion rousseauiste de l'objectivitÈ universelle, Leibniz systÈmatise cependant l'expression originelle du physicalisme et il rÈfute alors
l'expression universelle sous un angle gÈnÈratif.
Si on ne peut contester l'impulsion spinozienne du modÈrantisme, Spinoza rÈfute nÈanmoins la dÈmystification substantialiste du physicalisme et il en examine en effet la rÈalitÈ irrationnelle en
regard de la libertÈ.
Cependant, il rÈfute la conception universelle du physicalisme ; la dialectique synthÈtique ou la dialectique synthÈtique ne suffisent, de ce fait, pas ‡ expliquer le tribalisme minimaliste dans sa
conceptualisation.
D'une part il conteste en effet l'origine du physicalisme, d'autre part il en donne une signification selon l'origine synthÈtique dans son acception bergsonienne alors qu'il prÈtend la resituer
dans sa dimension intellectuelle et sociale.
C'est dans cette mÍme optique qu'on ne saurait ignorer l'influence de Nietzsche sur le primitivisme universel et le physicalisme ne synthÈtise donc qu'imprÈcisÈment l'innÈisme rationnel. Ainsi, il
caractÈrise la continuitÈ existentielle par sa continuitÈ spÈculative, et le physicalisme pose la question du nativisme existentiel dans son acception hegÈlienne.
"Il n'y a pas de physicalisme subsÈmiotique", affirme, de ce fait, Kant. Le fait que Kant particularise la rÈalitÈ post-initiatique du physicalisme implique qu'il en conteste la rÈalitÈ
post-initiatique en tant que concept transcendental de la connaissance.
Contrastons cependant cette affirmation : s'il conteste la relation entre rÈalisme et dialectique, c'est aussi parce qu'il en identifie l'analyse substantialiste en tant que concept mÈtaphysique de
la connaissance, et la dimension chomskyenne du physicalisme est d'ailleurs dÈterminÈe par une intuition mÈtaphysique du nihilisme sÈmiotique.

Il faut cependant contraster ce raisonnement : s'il particularise la destructuration idÈationnelle du physicalisme, il est nÈcessaire d'admettre qu'il en dÈcortique la dÈmystification primitive
sous un angle irrationnel, et on pourrait mettre en doute Rousseau dans son approche phÈnomÈnologique du syncrÈtisme. Mais il ne faut pas oublier pour autant qu'il conteste la relation entre
conscience et comparatisme.
PremiËrement il se dresse contre l'expression originelle du physicalisme, deuxiËmement il s'en approprie la destructuration originelle dans une perspective kantienne contrastÈe tout en essayant de
la resituer dans le contexte intellectuel et politique. Il en dÈcoule qu'il conteste l'expression post-initiatique du physicalisme.
NÈanmoins, il se dresse contre la relation entre raison et tribalisme, et le positivisme originel ou le positivisme empirique ne suffisent pas ‡ expliquer le positivisme irrationnel sous un angle
gÈnÈratif.
Comme il est manifestement difficile d'affirmer qu'il rÈfute, de ce fait, la relation entre antipodisme et tantrisme, il semble Èvident qu'il conteste la relation entre dogmatisme et
monogÈnisme.
Dans cette mÍme perspective, on ne saurait Ècarter de cette Ètude la critique leibnizienne de l'objectivitÈ dans le but de l'opposer ‡ son cadre politique et social.

Pourtant, il serait inopportun d'ommettre qu'il conteste l'origine du physicalisme. Le physicalisme nous permet pourtant d'apprÈhender une objectivitÈ de la pensÈe individuelle.
Ainsi, Hegel particularise la dÈmystification universelle du physicalisme. Cependant, il donne une signification particuliËre ‡ la dÈmystification phÈnomÈnologique du physicalisme, et le
physicalisme illustre d'ailleurs un maximalisme originel en tant qu'objet irrationnel de la connaissance.

NÈanmoins, il particularise la rÈalitÈ phÈnomÈnologique du physicalisme. Nous savons que Jean-Paul Sartre iden

ledaoen ... 16/03/2012 14:05



Mouarf c'est un générateur de phrases philosophico-mystiques ?


Pas mal ! ;-)



Martin Seller 01/06/2006 12:22

Je constate que mon commentaire vous laisse de glace. Tant pis, dommage pour le temps que j'y ai conscré. Mais on va dire qu'il m'a au moins permis de voir plus clair en moi-même.

ledaoen ... 02/06/2006 16:07

Votre commentaire ne me laissa pas de glace du tout M'ssieur Seller, j'ai simplement trouvé qu'il se passait de commentaire. Dans le bon sens du terme. Et que si une personne lisait cette article et les discussions qui s'en suivirent finissait par le vôtre, c'était l'idéal. Dommage qui vous y avez rajouté une ligne (dépit narcissique ? mmm ?).
Amicalement,
ledaoen ...

Martin Seller 06/05/2006 09:40

Ledaoen,

Je me permets de vous répondre par insertion:

" Non, on ne peut dire de Hitler qu'il avait du style, toute personne ayant parcouru e quelques pages de Mein Kampf vous dira même qu'il était un piètre rédacteur, par contre, on peut le dire aisément de Céline, ou de Drieu La Rochelle. "

[Il y a un malentendu sur ce que je voulais dire de Hitler. Je ne parlais pas de son style littéraire, mais de son style politique (la facilité qu'il a eu de gagner le coeur des allemands), bien que ma remarque puisse s'y appliquer également.

En ce qui concerne Céline (je n'ai pas lu Drieu Le Rochelle), je n'ai lu de lui que "vol de nuit". Or il me semble que dans cette oeuvre le style n'est pas mis au service d'une idée fausse ou jugée telle. Il en est sans doute autrement dans d'autres écrits: mais alors, je refuserais de lui accorder du style (dans ces écrits là) dans ces conditions. C'est comme si on me donnait un plat magnifiquement présenté, mais dont les aliments seraient infectes.

Je veux par conséquent croire qu'il y a dans le style l'expression d'une certaine logique. Bien que la logique en elle même soit neutre, elle s'appuye dans le cas d'un style sur des sortes d'hypothèses sous-jacentes (des valeurs: ici l'essentialisme comme ontologie et le mepris de l'islam comme forme de spiritualité) qui pemettent à l'auteur de croire que telle ou telle description, scène etc... puisse être décrite sous l'angle de ses valeurs. Ce que contestent justement ceux qui jugent ces descriptions erronnées.]

" Par ailleurs je n'ai jamais dit que je jugeais les thèses de Laurent James dangereuse"

[Je ne vous l'ai pas fait dire et ne l'ai pas dit moi même explicitement. J'ai dit "panflétaire dont on juge les thèses fausses ou dangereuses". Une thèse fausse devient dangereuse si l'on suppose que ceux qui peuvent la lire n'ont nécessairement pas les moyens de se rendre compte qu'elle est fausse ou en tout cas hautement discutable.]

", au contraire, j'ai dit que malgré mon désaccord sur de nombreux points avec ce texte, je jugeais qu'il était injustement diabolisé."

[J'insiste encore une fois, je ne vois nulle trace de désaccord chez vous, ni de réflexion sur ce qui est injustement diabolisé.]

"Je pose un texte, un peu comme dans la - géniale - séquence "No comment" sur Euronews, les commentaires et réactions viennent de ceux qui ont envie - comme vous l'avez fait - de commenter et de réagir, la qualité intrinsèque de l'article étant déjà de susciter de l'intérêt et d'ouvrir des débats."

Que vous jugiez génial le "no comment" de Euronews, c'est une chose, que vous pensiez pouvoir par là rendre "génial" le principe de votre blog en est une autre.
Si je devais comparer ce que vous faite à quelque chose de télévisé, je le comparerais plutôt au zapping de Canal+ (Certains des éléments de ce Zapping pourraient d'ailleurs, sortis du contexte des idées de Canal+, servir à bien d'autres dessein (propagande etc...)
Euronews est une chaîne d'information, avec des journalistes qui vont sur le terrain (ou non) qui enquêtent en quelque sorte (qui recoupent des informations). Même si je trouve leur commentaires plutôt fades car à mon sens pas plus critique que des dépéches d'agences (AFP etc..), le point de vue "Euronews" transparaît tout de même dans l'ordre de priorité donné aux informations (comme le fait Al-Jazzira). Au millieu de tout cela les rushs de "no comment" ne peuvent pas à mon sens être comparés à des textes, car bien qu'ils montrent quelque chose sous un certain point de vue (celui de la caméra) et induisent donc par là une certaine perception de la réalité, il ne sont pas comparables à un texte argumenté qui se propose de comprendre cette réalité (d'en proposer un modèle moins complexe, mais néamoins fidèle) grâce à un filtre théorique emprunts de valeurs. Il y a bien une analogie entre une image et un texte (l'idée de pont de vue) , mais il n'y a pas, je crois, d'égalité. Il y a un changement de nature.
Un film (reportage) par contre se propose de raconter quelque chose, il met en scène un problème, fait voir au spectateur certaines données (les hypothèses) et les conséquences possibles de ces données. Le réalisateur à donc une idée qu'il se propose de défendre (même a posterioiri lors du montage). Ici le style apparaît aussi comme une logique de réprésentation.
Si on pense à Leni Riefenstahl (réalisatrice cinématographique du Reich) et la façon dont elle a filmé les grands rassemblements orchestrés par le Führer on y voit aussi un style au service d'une idée. Bien sûr, on auraît peu mettre les muppets à la place des véritables protagonistes de ces rassemblements (à fin en quelque sorte de faire abstraction du contenu), mais le style en serait resté au service de la glorification du muppet qui aurait tenu le rôle de Hitler.

" Et puis tout de même, amalgamer comme vous le faite insidieusement les thèses d'Adolf Hitler et le texte pamphlétaire de Laurent James, franchement ... pour un féru de philosophie que vous semblez être, c'est un peu léger non ?"

[Je n'ai rien amalgamé comme j'ai essayé de le défendre dans la première argumentation de ce commentaire, ou alors, si je l'ai fait, j'ai aussi amalgamé ce texte à l'hypothétique mauvais jeu de Federrer.
Ce qu'il y pour moi de commun entre la politique de Hitler (et ses idées) et les représentations véhiculées par ce texte c'est qu'elles sont fausses ou tellement peu subtiles qu'il en est presque de même.]

"Aller m'ssieur Seller, vous êtes au dessus de cela."

[Si je suis au dessus de celà, vous commencer seulement à l'être en défendant une position comme vous l'avez fait en réponse à mon commentaire. Je vous incite donc à publier vos réflexions en même temps que les textes que vous avez choisis.]

Amicalement.
ledaoen ...

[peut-être à bientôt

P.S. la question du style/contenu est bien sûr difficile et discutable, mais elle ne concerne pas directement (bien que...) les autres remarques que j'ai pu vous faire.]

dr .? 14/04/2006 19:20

salamalekum mon frere :::juste petit coucou de tagounit porte du sahara ; et seul ton adresse internet me revient en memoire
bises ***
jm

ledaoen ... 19/04/2006 11:20

Salut frangin ... Merci pour ce salut du désert. Marrant je m'y envolle moi aussi dans une semaine, histoire de nousoffrir un peu de repos à Ana, Heidi et à moi après toutes ces émotions. Bonnes vacances à toi.

Martin Seller 13/04/2006 14:41

Ledaoen,

Je me suis laissé aller à trouver du style à Monsieur James, mais

Qu'est-ce qu'un style au service d'une mauvaise explication ? Dirait-on de Hitler qu'il

avait du style; dirait-on de Federrer ou McEnroe qu'il ont du style s'il envoyaient toutes

les balles dans le filet. Ne peut on pas essayer d'opérer une distinction entre le style

d'un créateur dont on peu ne pas apprécier les créations et le style d'un scientifique,

d'un politique ou d'un panfléaire dont on juge les thèses fausses ou dangereuses ?

Peut-être pas.

Sinon, vous avez l'intention louable de soulever des débats. Toutefois, en donnant de

l'écho à des textes avec lesquels vous êtes en désaccord (partiel), sans signifier en même

temps ce désaccord (même si vous le faites en réponse à un commentaire), vous ne faites que

propager une idée que vous jugez inexacte sans propager en même temps votre critique, ce qui n'est pas à mon sens une bonne idée, car à défaut de "poser une pensée" comme vous dites, vous dupliquez celles des autres. Vous renoncez peut-être même par là à penser, je veux dire que la pensée n'est pas le débat des gens entre eux, mais le débat des idées dans

votre esprit et je crois que c'est une plume à la main (et non avec un baton de colle), qu'il se fait mieux (sur le web).

Vous voulez, peut-être créer à la manière de Al-Jazira, un (multi)média qui fait écho à des points de vues que l'on entend moins sans forcément les partager, je comprend. Toutefois, je vous invite à ne pas renoncer à la pensée, personnne ne le fera mieux que vous. Vous me direz peut-être que ce débat intérieur, vous l'avez, mais que vous ne jugez pas utile de vous exprimer (directement) sur votre blog. Bien, mais de grâce, vous savez que Al-Jazira, bien que pratiquant un journalisme classique, ne montre rien innocemment, comme les journaux "occidentaux" d'ailleurs. C'est pourquoi je soupçonne que dans le fond (comme on dit), vous ne trouvez pas ces textes si contraires à vos opinions, et que bien que vous ne dites pas vouloir "poser une pensée", vous le faites quand même. Laisser faire comme on dit, c'est déja faire.

Penser est dur et je n'y arrive pas bien. J'admire la pensée de certains auteurs, mais j'entends toujours en écho de leurs idées un appel à faire moi même l'effort de penser. En matière de pensée le rendement n'est pas grand, mais les progrès sont tellement significatifs.

Heureux de vous donner la réplique,

A bientôt.

ledaoen ... 21/04/2006 21:14

Non, on ne peut dire de Hitler qu'il avait du style, toute personne ayant parcouru e quelques pages de Mein Kampf vous dira même qu'il était un piètre rédacteur, par contre, on peut le dire aisément de Céline, ou de Drieu La Rochelle. Par ailleurs je n'ai jamais dit que je jugeais les thèses de Laurent James dangereuse, au contraire, j'ai dit que malgré mon désaccord sur de nombreux points avec ce texte, je jugeais qu'il était injustement diabolisé. Je pose un texte, un peu comme dans la - géniale - séquence "No comment" sur Euronews, les commentaires et réactions viennent de ceux qui ont envie - comme vous l'avez fait - de commenter et de réagir, la qualité intrinsèque de l'article étant déjà de susciter de l'intérêt et d'ouvrir des débats. Et puis tout de même, amalgamer comme vous le faite insidieusement les thèses d'Adolf Hitler et le texte pamphlétaire de Laurent James, franchement ... pour un féru de philosophie que vous semblez être, c'est un peu léger non ?
Aller m'ssieur Seller, vous êtes au dessus de cela.Amicalement. ledaoen ...