CYCLE 03

Publié le par ledaoen ...

Alexandra était le genre de fille qui en raison sans doute d’une forte timidité qui lui avait joué des tours lorsque adolescente elle avait du se frotter aux désirs impatients de ses copains de classe, avait décidé qu’elle devait se construire son homme à partir de rien pour qu’il soit tout à elle et comme elle le voulait. Son plus gros problème, c’était de m’avoir choisi moi, au fond du fond. Le vrai rien quoi. Elle devait se dire que si elle parvenait à me sortir de ma décrépitude, je lui en serais éternellement reconnaissant, et que cette reconnaissance équivaudrait à un grand amour sur lequel elle pourrait construire tout ce qu’on lui avait appris qu’il fallait construire dans une vie de femme, à savoir un mariage, une famille, une carrière.

J’avais une tendresse certaine pour elle, pour son obstination désespérée, pour ses certitudes indéboulonnables, ses colères, elle était la seule à pouvoir me dire qu’elle n’était pas dupe de mon cinéma. J’avais une tendresse certaine pour ses jambes aussi, et ses petites robes d’été, tissus légers, aériens et fleuris. Je lui avais dit mille fois qu’elle perdait son temps, qu’elle avait misé sur le mauvais cheval. Elle me répondait que ce n’était pas à moi d’en juger. Plusieurs fois, faible animal que je suis, j’ai tenté de profiter de cette situation pour baiser avec elle, mais elle ne m’avait jamais laissé la moindre chance ni la moindre raison d’espérer. « Deviens un mec, qu’elle me disait, deviens un mec et on en reparlera, moi les gamins ça m’émeut mais ça me fait pas mouiller.» Elle s’embarquait d’ailleurs régulièrement un beau gaillard, de préférence lors de soirées où j’étais présent, avec moultes œillades dans ma direction au moment où elle partait avec le type. Pas une petite joueuse Alexandra. Elle avait du répondant, de la puissance et des armes. Se méfier.

 

J’avais oublié qu’elle était censée se pointer ce dimanche matin pour m’emmener voir je ne sais quel monument historique, vu qu’on était dans la journée du patrimoine et que c’était gratuit et qu’on pouvait voir ces bâtiments qu’une fois dans l’année de l’intérieur. Elle avait ce genre d’idées Alexandra ouais ouais. Pire, c’était typiquement le genre de truc où elle décidait de m’emmener avec elle. Elle avait du finement la jouer le soir où je lui ai dit ok, elle avait du me saouler tellement que je lui avait balancé ça pour qu’elle se barre.

 

A 8 heures tapantes elle était là, debout au milieu de ma piaule, les mains sur les hanches, les joues rougies par le froid du matin, ses jambes interminables dans un collant multi-couleur à me chanter une connerie de chanson scout pour me réveiller. Moi qui avait des enclumes qui cognaient dans mon crâne, affalé sur ma banquette. J’ai attrapé mon blouson sur la chaise à côté et me le suis collé sur la tête, priant pour que ce vacarme cesse au plus vite sans quoi je me jetais par la fenêtre. Mais c’était pas le genre de truc à faire avec Alexandra, elle m’a arraché le blouson d’au dessus de ma tête.

 

-         C’est quoi ce bordel ici ? J’te préviens  je fais plus le ménage chez toi. Ca schlingue putain t’es crade !

 

Je me suis retourné pour tenter d’enfouir ma tête entre le dossier et l’assise de la banquette, mais y avait pas la place. Alexandra s’est encore un peu approché de moi.

 

-         Tu m’avais promis Stef, et tu m’as dit aussi que tu tenais toujours tes promesses.

-         Putain Alex j’ai le crâne en mille morceaux, tu veux pas crier un peu moins fort, je sais pas moi, prendre une voix douce et chaleureuse pour me dire bonjour déjà.

-         Tu t’es encore pété la tronche hier soir hein c’est ça, pauvre gland, mais j’avais tout prévu tu vois.

 

Elle m’a collé deux dolipranes sous le nez.

 

-         Alors maintenant tu t’avales ces deux cachetons vite fait, tu te colles sous la douche, tu mets des fringues propres, tu nous fait un bon café et on y va.

 

Je pouvais pas imaginer pire début de journée.

Petite consolation, quand j’ai tourné ma tête dans la direction d’Alexandra,  c’est sur ses seins que je suis tombé, bien au chaud dans un grand sweat informe mais presque à distance de langue, une petite brise légère est passée dans ma conscience. J’avais plus le choix maintenant. J’étais baisé.

Je me suis péniblement assis sur la banquette, balancé au loin cette putain de canette qui m’avait massacré le dos toute la nuit, planquée entre deux coussins, je me suis collé les deux cachetons avec le verre d’eau qu’Alex me tendait déjà et je suis resté là, quelques minutes, à me tenir cette la tête entre les mains, et à me demander pourquoi j’envoyais pas balader cette gonzesse qui venait m’arracher ainsi aux seuls moments de paix que la vie voulait bien m’offrir, à savoir le sommeil, tout ça pour aller s’esbaudir dans je ne sais quel bâtiment en pierre où on va se cailler les miches alors qu’on pourrait se coller bien au chaud sous des draps pour jouer à touche pipi toute la journée avec de la bière et du shit.

Je me suis levé pour me diriger vers la salle de bain en me disant que je n’étais qu’un pauvre lâche. Les lois du chaos sont impénétrables.

 

Alex avait réussi l’ultime tour de force de trouver un bout de sopalin propre - un filtre c’était pas la peine d’espérer - et un fond de café dans ma cuisine, les effluves du breuvage m’ont donc accueilli avec bienveillance à la sortie de la salle de bain. J’allais un peu mieux. J’ai déniché un tabouret et j’ai posé mes fesses devant le bol fumant. Putain elle avait réussi à faire la vaisselle le temps que je prenne ma douche. Les filles parfois c’est vraiment des super-héros. J’ai fait comme si j’avais rien vu. De toute façon ça servait à rien de l’engueuler.

-         Bon alors tu nous emmènes où ?

-         Un château, tu vas voir c’est magnifique. Un peu de culture ne pourra pas te faire de mal. Pauvre nain va.

Le tout en me collant une tape derrière la tête.

J’ai confectionné quelques joints en vidant tranquillement mon bol. Je voulais pas me retrouver au milieu de cet enfer sans un peu de dope, et je me voyais mal tasser un gouli dans les files d’attente qui n’allaient pas manquer de se constituer en ce jour béni où le peuple avait le droit de venir contempler les lambris de la république.

Avec l’esprit embrumé, le soleil, la nature tout ça, j’arriverais peut être à supporter cette sortie forcée de ma grotte. En plus y avait Alexandra.

 

En fait ça c’est plutôt mal passé.

 

J’avais pourtant fini par me faire une raison. Les cachetons avaient agit, m’extirpant de l’intérieur du crâne ces deux enclumes qui jouaient au squash avec mon cerveau. La douche, suivi du tord-boyau qu’avait confectionné Alex m’avaient sorti de ma torpeur matinale. Mieux, les odeurs de cet automne frais, mélanges de feuilles rougies pourrissantes dans les flaques, de bitume mouillé, de parfums d’arrières cours de boulangeries en pleine action, d’urine des pochetrons de la veille séchée sur le trottoir,  qui m’ont cueillies quand nous avons passé le porche ont secoué en moi des souvenirs agréables et m’ont arraché un sourire. Je m’étais même dit que j’allais être gentil avec Alex.

En gros on s’est retrouvé comme des gamins à rigoler en marchant pour traverser le petit bout de ville qui nous séparait de sa voiture. J’ai fait un crochet chez la boulangère de la Place pour acheter quelques croissants chauds et tout était au mieux. La ville était déserte, à 8 heures le matin un dimanche y a pas grand monde qui se balade. J’ai proposé à Alex qu’on s’envoie un petit blanc frais du matin lorsque nous avons passé la terrasse du Flore sur laquelle un mec était en train de gueuler sur les clients de la veille qu’étaient des vrais porcs, tout en balançant des grands coups de balais. J’ai vite vu que c’était hors de question et qu’il était déconseillé d’insister. C’est bon pourtant un petit blanc frais le matin à une terrasse ensoleillée et déserte, avec une grande brune en collants de laine et aux joues toutes rouges. Même qu’au bout du 5e on déciderait peut être de laisser tomber cette visite à la con pour profiter de ce beau dimanche matin et d’une nouvelle série de 5 petits blancs, sans compter les quelques sticks que j’avais dans ma poche et qui pouvaient m’aider encore un peu à venir à bout de la volonté d’Alex.

Ben non, bien essayé mais non. La donzelle était vraiment décidée, y avait pas moyen d’y échapper, et j’ai bien vu qu’elle avait immédiatement capté ma stratégie quand je lui ai proposé ce premier verre. Pas une petite joueuse Alexandra. J’vous l’ai dit déjà.

 

Le voyage en voiture ne s’est pas trop mal passé. J’ai sorti mes lunettes de soleil pour me les coller sur le nez, ça me permettait d’admirer le paysage, ou mieux, Alexandra en contre jour, tout en restant protégé. J’aime assez. De la bonne zique dans le poste, un vieux Police, idéal pour une balade matinale lumineuse et froide à la fois. Cette sensation rare que tout est à sa place, que chaque chose colle, même si on sait pas trop ce qu’on fout là.

Vers 8h45 on est arrivé dans la cour d’un gros diplodocus en pierre au milieu d’un parc avec allées d’arbres, pont-levis, grand jardin anglais avec petits chemins de graviers pour se promener et tout et tout. Comme dans les films. Deux ou trois bagnoles sur le parking, cool, pas trop de monde. C’est vrai qu’il avait de l’allure ce « joyau de l’architecture médiévale », 3 tours grosses comme des châteaux d’eau, des murs épais comme la longueur de mon studio, putain ça devait être dur à chauffer en hiver. Je me suis extirpé de la bagnole, allumé une clope et j’ai commencé à arpenter le parc, la tronche de travers, les grosses lunettes noires sur le caillou, et une allure de déterré vivant. Alex fermait consciencieusement les serrures de sa caisse une à une, y avait de la buée qui sortait de sa bouche, ses lèvres devaient être fraîches, sèches mais fondantes, comme un petit triangle de Toblerone qu’on vient de sortir du frigo et qu’on se colle sur la langue.

Et puis ça a commencé à merder.

 

Y a ce mec qui est sorti d’une porte du château avec un doberman en laisse, c’était assez irréel  comme vision, manquait plus que le fusil de chasse dans l’autre main.

-         Hé Alex t’es sure qu’on est les bienvenus ici ?

Alex était encore en train de farfouiller je ne sais quoi dans son sac à main après y avoir remis les clés de sa voiture, elle avait pas vu le mec. Quand elle m’a entendu elle a levé la tête dans ma direction. Air interrogateur, mais sourire encore.

-         Quoi ? Qu’est ce que tu dis ?

Le mec et son clébard tout noir étaient encore à une centaine de mètres de nous, j’me disais qu’on avait encore le temps de voir venir, mais il se rapprochait, vers nous ben oui, et plus il s’approchait, plus je trouvais qu’il avait la tête d’un mec pas content.

Alexandra l’avait enfin aperçu, lui lançant un grand sourire embué elle a dit :

-         Bonjour monsieur, il n’y a pas encore beaucoup de visiteurs à ce que nous voyons. J’espère que les visites sont déjà ouvertes quand même, nous voulons profiter de l’heure matinale pour découvrir ce château tranquillement.

Le gars a rien dit, il s’est juste un peu baissé et il a tranquillement lâché son doberman qui s’est immédiatement mis à filer comme une flèche dans notre direction.

Je savais bien que c’était pas une bonne idée cette balade à la con.

-         Putain Alex ouvre ta voiture vite ! J’ai gueulé.

 

Le clébard qui était en train de filer vers Alexandra s’est arrêté net, à tourné sa tête dans ma direction, et s’est remis à filer mais sur moi, en plein sur moi putain, et quand vous êtes au bout de la course, vous vous rendez compte que ça court vite ces saloperies, juré. La caisse était à cent mètres et le chien à cinquante, quarante cinq, quarante … Autant dire que j’avais pas le choix, j‘allais devoir me le coletiner et à vrai dire, je savais pas du tout comment le convaincre gentiment qu’on était juste venu visiter son auguste demeure, j’avais pas l’impression qu’il était d’humeur à négocier quoi que ce soit en fait. Alex, quelque peu fébrile je dois bien le dire, était en train de se débattre avec son trousseau de clés et la serrure de sa voiture, pas vraiment intéressée par la discussion qui allait avoir lieu entre moi et Cujo d’ici quelques dixièmes de secondes.

 

Quand il a bondi en visant ma gorge, j’avais encore ma clope dans la main gauche. J’ai levé le bras droit pour me protéger le visage. J’ai juste eu le temps d’entendre Alex hurler « Merde Stef cours ! Bordel de merde !!!! » et le clébard pousser une espèce de grognement pré orgasmique avant de sentir comme deux poignards se planter dans mon avant bras. La violence du choc m’a projeté quelques mètres en arrières, mes lunettes ont giclées. J’ai gueulé comme un veau parce que putain ça faisait mal quand même et je me suis écroulé par terre avec le clébard qui me secouait par le bras dans tous les sens, comme s’il avait l’intention de l’arracher. Curieux les réflexes qui se présentent dans ce genre d’occasion, et le calme qui m’a permis tranquillement d’écraser ma Camel, consommée aux trois quarts, dans l’œil droit du doberman alors que celui-ci se démenait furieusement pour tenter de me faire tourbillonner au dessus de lui rien qu’à la force de sa mâchoire. J’avais fait ça sans y penser, presque naturellement, avec le calme du mec qui ouvre une huître avec habitude. Ca ressemblait un peu à une scène au ralenti, genre Matrix, avec mouvements de caméra autour d’un plan arrêté. Sauf que là c’était pas du cinoche.

J’ai vu un reflet de surprise passer dans l’autre œil du clébard alors que ma clope avait crevé la membrane du premier avant de s’éteindre dans un « pschhhht », un peu comme une cigarette qu’on éteint dans un jaune d’œuf voyez. Il a pas lâché mon bras, au contraire j’ai senti les deux poignards s’enfoncer encore plus loin dans les chairs, mais son grognement s’est envolé dans les aigus et ses mouvements se sont fait moins frénétiques. Ca m’a permit d’attraper ses couilles et de les broyer de toutes les forces que j’avais pu récupérer dans mes doigts pendant des années de travail de gammes à la con sur mon piano. Si on m’avait dit qu’un jour, le travail des gammes sur le piano me servirait à broyer les couilles d’un clébard  pour sauver ma vie, je suis sur que j’y aurais mis plus de cœur. J’ai nettement senti sous mes doigts l’une des deux roubignoles céder et s’écraser comme un œuf de caille. J’avais vu juste là. Le grognement aigu du clebs est devenu un véritable hurlement et il a ouvert grand sa gueule, j’ai vu ses deux énormes canines ressortir de mon bras, y avait des petits lambeaux de viande qui pendaient au bout et j’arrivais pas à me mettre dans la tête qu’ils étaient à moi, mon avant bras droit n’était plus qu’une serpillière informe avec laquelle on venait de lessiver une salle d’accouchement après une pré-éclampsie qui avait mal tourné - genre les toubibs obstétriciens qui s’y étaient mis à la tronçonneuse -, mais je sentais rien. La douleur avait disparue. J’ai lâché les couilles de mon pote qui s’est roulé à mes pieds en chialant sa mère. Il a eu un mouvement marrant, essayant de déguerpir il s’est emmêlé les pattes et s’est écrasé une nouvelle fois à mes pieds, ce qui m’a permis de lui balancer un bon coup de tatane dans la tronche. Projeté à quelques mètres de moi par la violence de mon coup, il a rampé un peu puis a réussi à coordonner ses membres pour filer en vitesse d’un espèce de galop mal assuré mais rapide malgré tout.

-         Allez casse toi le chihuahua ! Tu diras à tes potes qu’il faut pas venir me faire chier un dimanche matin !

 

Je me suis redressé sur mes jambes parce que je m’étais à moitié envolé lors de mon coup de pied final et j’ai lancé un œil dans la direction du château, le proprio du chien faisait visiblement la gueule là bas au loin, il a gueulé un truc en se retournant et ce sont quatre malabars, chacun trois fois comme moi qui sont sorti de l’auguste demeure que nous devions visiter en cette belle journée du patrimoine.

Bordel c’était un fusil à canon scié qui pendait au bras d’un de ceux non ? Je savais bien qu’il devait y en avoir un dans l’histoire.

J’ai juste eu le temps de penser qu’on avait du déranger une transaction importante, genre 2 tonnes d’héroïne contre quelques containers de lances roquettes dernier cri, à moins que nous ne soyons tombé par hasard sur la planque de Ben Laden et du Mollah Omar que la petite caisse d’Alex, qui avait démarrée en trombe quelques mètres plus loin a pilée un peu tard et m’a fait culbuter sur son capot. Après deux jolies galipettes je me suis retrouvé quelques mètres plus loin, en fait elle devait avoir décidé de me descendre aujourd’hui. Elle a ouvert sa portière et gueulé :

-         Stef magne toi monte !

Je pensais pas à autre chose en fait, je me suis relevé mais une de mes jambe a cédé sous le poids, pétée la jambe je crois bien, bordel ça faisait mal, plus que mon bras qui coulait. Cette conne avait trouvé le moyen de me rentrer dedans avec sa caisse et de me casser un os. Les mecs s’approchaient et j’ai clairement vu le gaillard au fusil ouvrir celui-ci d’un coup sec pour y insérer des cartouches rouge comme celles qu’y avait dans le catalogue Manhurin de mon grand père, puis re-claquer son arme d’un geste très assuré. Je devais êtres dans un rêve là, j’avais du m’endormir après m’être tapé une bonne cuite en matant une série Z à la téloche, c’était pas possible, ça pouvait pas m’arriver à moi des trucs comme ça, j’avais rien qu’une petite vie de merde moi.

J’ai réussi à me remettre dans une position verticale, sur un pied et j’ai claudiqué jusqu’à la mini d’Alex qui repartait déjà, putain mais elle m’aurait laissé là après m’avoir estropié celle-ci je suis sur. Je me suis jeté dans l’habitacle par la porte passager, mes jambes encore dehors qui traînaient sur le beau gravier du parking qu’elle était déjà à 60, dérapant, hurlant, gueulant des trucs incompréhensibles. C’est avec mon seul bras valide que j’ai du faire entrer ma jambe niquée dans la bagnole, j’ai encore failli en sortir d’un coup lorsqu’Alex a viré de bord pour s’engouffrer sur la petite départementale pittoresque dont elle me vantait le délicieux charme désuet à l’aller, mais j’ai fini par réussir à claquer cette putain de portière, à étaler autant que faire se peut mes jambes dans l’habitacle, à rejeter ma tête en arrière et j’ai perdu connaissance alors qu’un deuxième litre de sang se déversait depuis mon bras déchiqueté pour inonder l’habitacle de la Fiat, et qu’Alex gueulait des trucs incohérent dans une langue encore inconnue des humains, les yeux écarquillés, les cheveux en pétard et les mains tremblantes posées sur le volant.

Putain de journée. Je savais bien que c’était pas une bonne idée cette balade à la con.

Même pas récupéré mes lunettes bordel.

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ledaoen ...

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Belette 16/12/2006 18:12

Très sypam, j'adore ce genre d'écriture sans chichi... c'est vif, vivant c'est la vie. le thème du gars un peu à la ramasse, l'anti héro, j'aime bien aussi, on se sent proche on s'identifie facile. je reviendrai, je te mets en favori.

ledaoen ... 03/12/2005 16:20

La suite, c'est la Cycle 4, puis le 5, puis le 6 etc ... logique non ?
Patience, c'est un long travail, il y en aura au moins un toutes les semaines

dr m 03/12/2005 14:44

et la suite bordel .... (elle se transforme pas en infirmiere la jolie Alex ? )
( c'est du vecu , ça ! non ? )