Afrique : du mépris à l'humiliation

Publié le par Urbain-Roussel M'VOUAMA

Au vu des images montrant des noirs menottés, en pleurs, et entassés dans des bus, je n’ai pu m’empêcher de penser aux bateaux des négriers-esclavagistes. Mais quand oserons-nous enfin dénoncer avec véhémence cette misère frappant aux portes de l’Europe qui se proclame « humaniste et mondialiste » ? C'est-à-dire apostropher sans réserve certains dictateurs et despotes africains, plus soucieux actuellement de préserver leur trône de père en fils que de promouvoir l’ouverture démocratique intégrale, garantissant le développement durable… Car aucun entrepreneur loyal et avisé ne peut investir dans un pays instable ; à moins d’être un opportuniste ou un marchand de guerre à courte vue économique.

Le remède au sous-développement qui incite nombre d’Africains démunis à émigrer, parfois au péril de leur vie, ne peut plus se limiter aux seules aides financières ou humanitaires; hélas ! souvent détournées en toute impunité… Il est grand temps de considérer l’Afrique comme un client, un fournisseur et un emprunteur, au même titre que certains pays membres de l’Union Européenne, n’ayant cependant aucune histoire commune avec les ex-empires coloniaux européens.

L’urgence consiste, aujourd’hui, à purifier par le dialogue les esprits de bailleurs de fonds ou donateurs, et des receveurs. Autrement, la loi de la jungle primera toujours sur l’intérêt général.

 

Urbain-Roussel M’VOUAMA
Paru dans l’Est Républicain le lundi 17 octobre 2005.


Association C.U.R.E (Cercle Urbain de Réflexion Emancipatrice)
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