CYCLE 01

Publié le par ledaoen ...

Mais où je vais là ?

Qui est Anne Marie ?

Qu’est ce qu’elle fout à labourer mon esprit de la sorte ?

Et pourquoi je vibre quand elle survole les couloirs de la boite ?

Quand j’ai fini ma semaine, y a qu’elle qui reste imprimée, le reste c’est du vide, du rien, de l’inutile.

J’ai plus beaucoup de temps … Plus beaucoup d’espace non plus … Mais j’aime vivre encore, même quand je regarde dehors, surtout la nuit, ouais, surtout la nuit …

Alors pourquoi je me couche ?

Certaines plaintes ne trompent pas, je reconnais, tout le monde reconnaît, comme celles de Parker, ou de Monk.

Pourquoi j’arrive pas à gueuler les miennes ?

 

Pas mal de monde ce soir au Be-Bop, des tas de gens que je connais, personne que j’aime.

Envie de me défoncer, tranquille.

Un grand black qui se marre très fort là bas, à une table du fond du bistrot, avec un cul tout blanc sur ses genoux et une bande de potes autour de lui, un cul qui rigole bêtement parce que le black a une main entre ses cuisses. Je le connais (le black, pas le cul) c’est Bambou, lui ai déjà acheté quelques cachetons. Des fenêtres auxquelles on croit grimper, desquelles on se balance parce que tomber, c’est toujours plus bandant que de rester sur place.

Le cul tout blanc devait avoir quinze piges, avec des pupilles larges comme l’auréole qu’avait laissé mon demi sur le sous-verre, des pupilles au fond desquelles y avait encore un truc qui gueulait, un tout petit truc.

Trop de monde autour de Bambou et de son petit cul, ça m’a dissuadé de le brancher pour m’offrir un trip. J’aurais eu à leur causer et je préférais la lune pour causer ce soir, ou mon demi, ou Monk, ou Anne Marie.

 

Où est Anne Marie ?

J’ai cru la voir hier soir au concert, avant de tomber sous mes synthés et de planter les autres musiciens comme un salaud, pour aller la sauter dans une piaule de la cité U. C’est quand je l’ai sauté que j’ai su que c’était pas Anne Marie. J’aurais pas pu sauter Anne Marie. Jamais. On peut pas baiser la lune.

Elle était là la lune ce soir, derrière la vitrine du Be-Bop, faisant côte à la grosse horloge lumineuse de la cathédrale, deux fausses jumelles qui se contemplaient narcissiquement dans le fleuve, juste à côté du Pont Noir.

J’ai cru voir la lune, mais c’est cette putain d’horloge que j’ai sauté ; elle aussi elle se matait dans le fleuve d’huile, mais elle avait des chiffres plein la gueule.

 

Ballo a posé un autre demi à coté de mon verre vide.

- Il est pour moi celui là, il a dit.

Ballo était le moins con de tous les zonards, moi y compris, qui rampaient ici ce soir. Il astiquait les verres derrière le comptoir du Be-Bop parce qu’il pouvait pas (sur)vivre de sa musique, parce qu’y a pas grand monde qui pige la musique, pas grand monde qui l’écoute vraiment, alors qu’on baigne tous dans une bouillie informe de bruits divers, marchandés et formatés par la grande machine commerciale qui fait tourner le monde.

Et y a même pas un petit coin dans tout ce fatras de merde, où un vrai musicien pourrait se poser pour qu’on l’écoute. C’était tout ce qu’il demandait Ballo, trouver un coin où on l’écoute.

Moi non plus je pigeais pas la musique de Ballo, je  faisais partie de la masse, mais je bandais en l’écoutant faire jouir sa gratte, même quand ceux qui le soutenaient aux synthés ou à la rythmique n’arrivaient plus à suivre. Y avait personne qui pouvait le suivre, surtout pas moi.

Putain ça vivait dans ses yeux quand il jouait. Faut être vivant pour jouer comme Ballo, ça manque à tellement de monde. Moi y compris.

- Merci Ballo.

Ballo s’en est retourné astiquer les verres derrière le comptoir pendant que je retrouvais ma place entre ma mousse et la lune.

 

Le concert d’hier soir avait vraiment mal tourné à cause de mes conneries, j’avais peur de me faire jeter du groupe. Ils avaient toutes les raisons pour ça, j’avais pas le niveau, je bossais rien, je pouvais pas m’empêcher de me défoncer et de faire n’importe quoi, sans parler de mes absences aux répètes qu’ils organisaient pour moi. J’arrivais pas à piger pourquoi ils me gardaient, ça devait manquer de pianistes dans le coin.

 

C’était l’horloge ou la lune qui me fixait ?

 

Mon bide commençait à se remuer et j’ai quitté ma table pour aller gerber sur les quais.

J’aurais chialé s’ils m’avaient jeté.

 

- Hey man ! Coke ? LSD ? Shit ?

J’étais affalé sur la barrière qui me séparait du fleuve d’huile, qui m’empêchait d’y couler. C’était pas Bambou derrière moi, c’était pas sa voix, c’était un black mais pas lui, je connaissais pas cette voix.

Mon crâne a viré de bord, histoire de voir la gueule du mec, mais mes yeux sont tombés sur son nœud de cravate, ça m’a obligé à hisser mes yeux un peu plus haut. J’ai pas pu aller plus haut que ses dents qui se marraient sous peine de perdre l’équilibre instantanément. La brune des tireuses de Ballo m’avait toujours fait cet effet là au bout du 8e demi.

Les dealers black se marrent toujours, j’avais donc plus qu’à me marrer moi aussi.

-         J’ai tout ce qui me faut man mais si t’as une bonne affaire à me proposer on peut en causer.

J’ai vu encore plus de dents, visiblement, c’était possible de sourire encore plus.

-         C’est quoi ton truc mec ?

J’ai poussé ma tête un peu vers la gauche pour que le lampadaire derrière moi puisse lui arriver dessus et que je puisse voir autre chose que ses dents.

-         Des trucs soft tu vois ?

Je le reconnaissais, c’était un percussionniste, il avait boeufé un soir avec nous à la Gouttière, en fin de nuit.

-         J’ai ce qu’il te faut mec, un super marocain, premier choix, première récolte man, il arrive tout droit d’Espagne, je te sers comme un roi en plus, vingt grammes pour cinquante euros, t’as déjà vu une proposition pareille man ?

Je me suis retourné pour regarder la lune, elle me souriait.

-         Viens on va s’balader, j’ai dit.

J’ai encore vu deux ou trois dents apparaître et il m’a attrapé par l’épaule pour m’entraîner plus loin sur les quais. Putain y avait une puissance dans sa paluche, incroyable.

C’était peut être l’horloge qui m’avait souri, je me souviens plus.

Les quais, une fois passés les vitrines des restos et des cafés, se refermaient sur une sorte d’obscurité chaude que j’aimais bien, un truc un peu feutré, genre jardin suspendu au-dessus du fleuve. Plus t’avance, plus l’horloge disparaît derrière d’autres toits et clochers, il reste plus que la lune, sans même une antenne pour la déchirer.

J’avais toujours une masse lourde posée l’épaule.

-         Fais voir ton matos.

J’ai vu et j’ai pris, ça m’assurait un dimanche couché et sans connes pensées, et sans Anne Marie pour me labourer la cervelle, juste la télé et des joints, pour m’achever encore un peu plus.

Le blackos m’a quitté, enveloppé dans un rire de baryton – « passe une bonne soirée man » -  pour retrouver d’autres clients potentiels au Be-Bop et dans les rades alentours. J’ai marché jusqu’au pont de la cité, l’air était tiède encore, mais quelque peu saturé des parfums d’urine des poivrots qui se soulagent sur les quais à cet endroit. Je me suis glissé en dessous pour y rejoindre le bord du fleuve, m’installer le dos contre un de ses énormes piliers et me tasser un joint en paix.

Ca faisait près d’un mois que cette drôle d’idée m’était venu, que je m’étais aperçu comme un con que j’avais rien à dire à Anne Marie, simplement parce que je n’avais rien à dire à personne, parce que je n’avais rien à dire du tout.

Alors j’ai arrêté de dire quoi que ce soit à qui que ce soit. J’ai arrêté de dire. Il n’y avait plus que les gargouillis de mon conditionnement social qui sortaient de ma bouche, parce que je voulais pas crever.

J’aime bien la lune, elle a pigé depuis l’éternité ce que je découvrait en ce moment. Y a rien à dire. Et elle se tait, pas comme cette conne d’horloge qui gueule à heure fixe, comme nous, parce qu’on lui a apprit, comme à nous, parce que gueuler à heures fixes ça veut dire aussi se taire à heures fixes, et que ça arrange pas mal de monde de pouvoir inscrire nos futures gueulantes sur un calepin.

Je jouais encore, mais le moins possible, parce que c’était un truc qui parvenait encore à me faire marrer, sûrement parce que je me trouvais ridicule, c’était déjà ça. Et puis la musique mêlée aux psychotropes, c’était quand même quelque chose.

 

J’vous en reparlerais.

 

La flotte se contorsionnait dans d’étranges bruits de sucions au bord du quai, à quelques centimètres de mes pieds, slurps et clapotis, juste quelques bagnoles qui taillaient sur le pont au dessus de moi, et le silence quand même, un silence léger mais un silence nocturne, un silence assez chaud pour que je puisse arracher ma veste et faire mon mélange dessus.

J’avais pas trop centré ma position sous le pont pour que la lune reste là, à me surveiller.

Un gros bahut a fait vibrer le pont en passant au dessus de moi et j’ai pas pu m’empêcher de lever la tête, un coup de vent en a profité pour balayer mon mélange et l’offrir aux poissons du fleuve, bonne bourre les poissons.

Et mon briquet qui se vidait bordel.

J’ai recommencé à tasser.

 

Je l’ai vu arriver parce qu’il y avait une seule flamme au dessus de son nez, il avait l’air amoché, un œil crevé, mais une bonne gueule. Il est passé derrière moi, prudent et il est reparti dans l’autre sens, encore un à la recherche d’une chatte.

Il est revenu avec son œil crevé, un peu moins prudent, s’est posé sur son cul à quelques centimètres de moi et m’a regardé finir de rouler mon pétard avec attention.

Marrant ce chat.

La dope était puissante, je l’ai laissé entrer en moi, lui ai ouvert grands mes poumons d’où elle allait investir tout le reste. Volupté douce et violente à la fois du THC qui s’insinue dans mes neurones. Parfum âcre de la fumée qui s’échappe autour de moi, qui s’envole, s’évade. Détente immédiate.

On était bien « œil crevé » et moi là. Face à la lune, et sous la bienveillante protection du Pont de la Cité. On faisait une sacrée équipe tous les deux. J’ai envoyé quelques grosses bouffées vers son museau. Il s’est laissé envahir, un peu, puis a posé sa tête sur ses pattes pour s’allonger, avec son œil unique qui me fixait, calme, reconnaissant.

On est resté là un bon moment, avant de se séparer, repartir chacun de notre côté du quai repartir dans la nuit, le vide, le rien. Mais avec un sourire intérieur, un truc qui nous permettra de tenir quelques jours, quelques heures.

 

Je suis rentré chez moi par les quais, ça rallongeais un peu mais j’aimais bien ce vent d’automne léger, presque tiède, mélangé au bruit de la flotte et aux rumeurs, éloignées, de plus en plus éloignées à mesure que j’avançais, du bordel urbain.

 

C’était toujours un problème le retour au bercail, je le retardais toujours au maximum. Retrouver le bordel et les parfums de chacal enfermé de mon studio, me dire que j’étais même pas foutu d’entretenir ce qui me servait de tanière, c’était comme me coller un miroir qui me renvoyait en pleine face le bordel que j’avais sous le crâne. J’évitais de jeter un regard à mon piano, qui ne cessait de m’implorer sous la poussière, de me supplier de venir lui parler, un peu, doucement, de pas le laisser crever comme ça, sous les canettes renversées, la bière séchée à laquelle s’accrochait la poussière et les cendres de mes clopes et de mes pétards. Le seul dernier compagnon que j’avais, le seul qui m’écoutait, qui exprimait sous mes doigts tout ce que je ne parvenais pas à dire, et qui ne me demandais rien d’autre en échange qu’un peu de complicité musicale, même lui je le laissais se recouvrir des couches sales de mon oubli, de mon ennui, de ma connerie.

Emballages de Macdo, boîtiers de disques, cendriers débordants, volets clos, moquette défoncée, canettes, bouteilles, même le clodo du quartier qui s’est installé dans la cave de l’immeuble s’est confectionné un petit coin plus agréable et plus clean que ça. Autant dire que ça ne présageait rien de bon quand à mon avenir.

 

En parlant d’avenir j’avais un gosse aussi, du moins j’ai eu un gosse aussi, un petit garçon, quelque part, le seul lien qui me reliait à lui était le chèque que j’envoyais à sa mère tous les mois sous peine, si je m’en abstenait, de voir débarquer les flics pour non-paiement de pension alimentaire, sa mère m’avait sagement abandonné dans ma mouise pour ne pas y sombrer elle aussi avec le gosse, les tribunaux m’avaient accordé un droit de visite restreint en raison d’une affaire de stupéfiants dans laquelle j’étais mouillé à la même époque. Six mois après le jugement, Béatrice, la mère, disparaissait avec mon petit morceau à l’autre bout de l’Europe, accompagnant là bas un jeune cadre bien mis qui bossait sur les programmes satellitaires européens. Ca avait une autre gueule, c’est sur.

 

Ce petit c’était ma cicatrice. Une plaie ouverte, suintante, que je tentais à chaque fois qu’elle venait me déchirer la conscience, soit en moyenne une ou deux fois par minute, de planquer sous un sparadrap d’alcool. J’ai longtemps cherché à me convaincre que le petit Léo n’avait pas d’importance pour moi, que ce qui lui arrivait était la meilleure des choses, que la disparition de ce père raté et aigri était ce qui pouvait lui arriver de mieux, que moi, de toute façon, j’avais jamais été formaté pour avoir un môme et bien sur que j’étais bien mieux comme ça. Ca c’était la version officielle que je servais à ma conscience, la version politiquement correcte que je m’administrais à moi-même sans trop y croire mais qui me donnait l’impression d’avoir encore les capacités à organiser le flot de mes remords.

Mais ce gosse je l’avais vu pointer le bout de son nez au milieu des glaires et de la vulve dilatée de sa mère qui soufflait comme un veau en m’écrabouillant la main dans la sienne, je l’avais torché, nourri, je l’avais fait gazouiller, rire, marcher avec cet équilibre précaire, instable, dont l’image dodelinante avait encore le pouvoir de me faire sourire, juste avant les larmes, qui précèdent elles même systématiquement  une chaude gorgée d’alcool fort, quand j’y repense aujourd’hui…

 

J’avais pas même la possibilité de me plaindre, de me trouver des excuses, d’invoquer je ne sais quel déterminisme social ou éducatif, on m’avait laissé faire ce que je voulais, mieux, on m’en avait donné les moyens, et je n’avais fait que de la merde. A la limite il n’y a que ceux qui ont cru en moi que je peux plaindre, mais ça m’avance pas à grand chose. J’avais rien construit, j’avais brûlé tout ce qu’on m’avait donné, et aujourd’hui, à trente cinq ans, je me retrouvais dans une piaule minable, crade à en mourir, à jouer les mêmes trucs depuis dix ans dans le même groupe merdique, et à bosser à mi-temps dans une boite de VPC, passant mon temps de travail au téléphone, à rassurer des mamies inquiètes parce que le facteur ne leur avait pas encore déposé le précieux colis alors qu’elles avaient envoyé leur chèque, c’est que vous comprenez mon brave monsieur, ce n’est pas que je ne fait pas confiance à votre maison, mais avec tout ce qu’on voit à la télévision, envoyer de l’argent comme ça, c’est tout de même inquiétant tant qu’on a pas reçu l’objet commandé en échange.

 

J’ai collé un vieux Miles Davis sur la platine, époque 81, la meilleure, juste avant Tutu, tout en repérant du coin de l’œil gauche une bouteille de Jack qui n’était pas complètement vide. « Fat Time » venait de se lancer, tonnerre basse-percussions. Marcus Miller et Al Foster ensemble c’était une sacrée section rythmique, inimitable, sur laquelle le vieux trompettiste, explosé d’héroïne, n’avait plus qu’à se reposer pour pouvoir faire décoller ses notes et les faire survoler ce vieux monde qu’il voyait comme un cloaque post-apocalyptique.

Ca faisait près de 8 ans que Miles Davis avait plus rien sorti quand cet album fusée a débarqué en 1981, une vraie bombe, une inspiration pour tous les musiciens de jazz de cette époque, un son nouveau, à la fois rugueux et délicat, brut, sincère et magnifié. Certes le vieux fou n’avait plus la force physique, ni morale sans doute, nécessaires aux prouesses techniques du Miles d’avant 1972, et il avait perdu beaucoup de sa virtuosité en raison de cette longue période sans jouer. Mais son inspiration, bordel, son inspiration déchirante, ses cris de frayeur et de colère envoyés au travers de la nuit, à la face de la lune, ses notes qui coulaient comme des larmes sur ses joues creusées, sur le visage de mort de ce musicien phénoménal qui tournait le dos à son public pour mieux pouvoir rester lui-même.

 

Je me suis goulûment envoyé une bonne gorgée de Jack en travers du gosier avant de me laisser tomber sur la banquette qui me servait de plumard, juste entre un carton de pizza et deux canettes de Kro, bien vides elles. Combien d’heures allait-il me falloir ce soir pour trouver le sommeil ?

Et Anne Marie, à quoi rêvait-elle en ce moment ?

Peut-être était-elle en train de jouir, peut-être s’accrochait-elle à ses draps pour ne pas crier parce qu’un mec se délectait du nectar qui coulait d’elle. Peut être était-elle à genoux sur son lit, les reins relevés, offerts, le visage enfoui dans son oreiller, sa crinière rousse qui s’étalait tout autour, les yeux fermés, la bouche entrouverte dans un halètement irrégulier mêlé de plaintes douces, prise par un amant, tout en douceur et en fermeté, désireux de l’éblouir, de la combler, remerciant le ciel de lui avoir confié tant de beauté à aimer, à savourer, à dévorer.

Et moi qui restait là, comme un con, englué dans la conscience de mon inutilité, à pleurer en me masturbant sur mon sort. Ou l’inverse.

 

 

 

Je crois bien que les derniers accords d’ « Ursula » raisonnaient entre rêve et réalité lorsque ma tête, assommée par les coups de marteau répétitifs que lui infligeait l’importante quantité de bibine que j’avais dans le sang, s’est affaissée sur le côté et m’a laissé enfin en paix pour quelques heures.

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ledaoen ... 12/12/2005 08:34

Bonjour,

Heureusement ?
Ah ! Pourquoi c'aurait été pire encore ?
Merci en tout cas pour votre petit mot.
Et pour votre blog qui est superbe.
ledaoen ...

Béatrice 09/12/2005 21:45

heureusement que tu n'es pas tombé sur moi, aux urgences...!