Le métissage : Une chance pour la France

Publié le par Urbain-Roussel M'VOUAMA

« Touche pas à mon pote » ! Tel était durant les années 80 le leitmotiv de certains « grands frères » et autres redresseurs de tort, aujourd’hui absent et muets face aux incivilités gratuites, traduisant le désespoir d’une partie de la jeunesse française marginalisée et en mal d’intégration ; ce, faute de perspectives d’avenir socioprofessionnel. Certes comprendre n’est pas pardonner à vie …


Mais comment peut-on demander à ces jeunes d’être motivés dans leurs études ou dans leurs formations professionnelles, lorsqu’en même temps, ils sont victimes de discrimination à l’embauche, à l’habitat et au crédit bancaire pour délit de faciès ; contrecarrant sans cesse leur projet de vie … ?


Gardons-nous de tout amalgame et autre jugement primaire.


Je suis père d’une métisse âgée de 24 ans qui termine cette année, un Magistère de Relations Internationales à la Sorbonne. Au terme de trois mois de stage en Californie (USA) cet été, elle s’est vue notifier de vive voix, une dizaine de propositions d’embauche. Elle a décidé d’y retourner pour  y travailler et y vivre sans complexe ni tabou …


C’est la fuite des « cerveaux » formés en France, vers des horizons plus tolérants, quitte à tourner le dos à la francophonie aux élans néo-coloniaux.

 
Urbain-Roussel M’VOUAMA
le 03 novembre 2005

assocure@free
Assotiation C.U.R.E
(Cercle Urbain de Reflexion Emancipatrice)

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