Atlantik Kaffee

Publié le par ledaoen ...

Atlantik Kaffee, Fribourg, avril.

 
En Allemagne chaque ville de plus de cent milles habitants a sa propre brasserie, sa propre marque de bière. A Fribourg c’est la Ganter, blonde amère et à la mousse très fine mais très compacte, légère, typique du Baden Wurtenberg. L’Atlantik se trouve à quelques centaines de mètres de la brasserie locale, et ses tires-bière sont directement reliés aux fûts de celle – ci, avec un petit compteur pour la facture mensuelle. Plus fraîche y a pas.

  
Journée passée à nous balader sur les hauteurs des collines à vigne qui surplombent la ville, puis nous avons échoué ici, bar d’une cinquantaine de mètres de long, une dizaine de serveurs, tabourets inconfortables et Prodigy à fond les gamelles, ambiance surchauffée, cocktail rock et petites bourgeoises en tailleur branché venues s’encanailler, le genre de mélange qui peut devenir explosif si affinités. Après quelques bières et quelques rencontres intéressantes, nous avons décidé de ne pas rentrer, de rester à Fribourg pour la nuit et d’aviser le lendemain. Alors on s’est collé nos cachetons à même le bar, grosse gorgée de bière par-dessus et sommes passés à des breuvages plus radicaux. Y avait un portugais beau comme un ange à la gauche d’Ana qui n’arrêtait pas de lui parler. Elle, déjà allumée, se laisse draguer, en douceur, et me glisse des clins d’œil de temps en temps alors que j’essaye de brancher le patron des lieux pour tenter de lui vendre quelques groupes.

-       Il me demande si je suis avec toi qu’est ce que je lui dis ? elle me glisse dans un éclat de rire en se retournant vers moi. T’as vu comme il est beau ?

-         Enlève ta culotte, je lui souffle dans l’oreille.

Elle me regarde, voile embrumé dans les yeux, le mélange red-bull/vodka + ecstasy commençait à agir. J’avais moi-même des remontées de picotements en vagues qui se propageaient jusqu’au sommet de mon crâne. Sourire incrédule mais déjà teinté de salacité complice. On était en pleine montée, tous les deux. Une montée d’ecsta au même moment c’est rare dans un couple, c’est un peu comme pour un orgasme synchronisé. Nous nous sommes fixés, transmission de pensée, complémentarité. Le brouhaha tout autour de nous devenait lentement irréel, lointain.

- Enlève ta culotte et donne la moi, j’ai soufflé à nouveau sous ses longs cheveux noirs.

Le portugais regardait, derrière, sans en avoir l’air, en se demandant ce que je pouvais bien lui dire, l’air un peu décontenancé mais s’efforçant de faire bonne figure, sourire complice de circonstance. Ana a plongé ses yeux rieurs au fond des miens et a lentement fait glisser ses mains vers le bas de ses jambes, les tabourets du bar masquaient légèrement l’action mais un feu rosâtre s’empara de ses joues. Elle glissa sa langue, appliquée, sur sa lèvre supérieure. Un BPM bien costaud se lança dans les grosses Cabasse au dessus du bar. Je me mis à bander.

 
Discrètement, en soulevant légèrement son bassin de son tabouret, elle glissa sous sa robe deux mains qui redescendirent le petit morceau de satin au niveau de ses genoux. Le Portugais, lassé sans doute d’attendre que lui revienne la conversation avec cette brune explosive, choisit cet instant là pour nous adresser la parole avec un sourire vrai. Ana, surprise, lâcha sa culotte qui resta ainsi, tel un écrin oublié là, entre le haut de sa robe et le bord de ses genoux, au milieu de ses cuisses posées sur le cuir du tabouret de bar. Elle se pencha un peu en avant pour tenter de cacher l’objet de ma gourmandise. Le feu s’empourpra encore un peu sur ses joues.

- Excusez-moi vous êtes ensemble ? Je ne suis pas d’ici et je connais mal cette ville, je peux parler un peu avec vous  ?

Il avait de l’aplomb le gaillard. Bien foutu. Belle silhouette chaloupée, la trentaine, longs cheveux chatains légèrement bouclés qui lui retombaient sur les épaules, sourire engageant, yeux clairs, francs, directs. Les portugais sont toujours très bien fringués, il ne faisait pas exception, joli froc léger en lin écru, tee shirt noir nickel, les cachetons devaient le rendre encore plus baisable. Ana le dévorait du regard…  Je lui ai encore glissé à l’oreille

-         Gourmande !

-         T’as vu le cul qu’il a ? m’a-t-elle glissée en retour.


J’ai ri et tendu la main qu mec d’un air engageant.

    -         Bien sur ! Installe toi près de nous au bar. Qu’est ce que tu veux boire ?
 

Le gars a posé son joli cul sur un tabouret à mes côtés, pendant ce temps là j’ai jeté un coup d’œil sur les cuisses d’Ana est j’ai constaté qu’elle était parvenue en se tortillant sur son siège à faire glisser sa culotte le long de ses jambes et à s’en libérer complètement, celle-ci reposait par terre à ses pieds. L'idée de sa chatte nue sous sa robe, toute transpirante à la vue de ce bel étalon portugais qui s'approchait d'elle me rendait fou, envie de l'emmener itou dans les chiottes du rade et de la prendre contre l'évier en nous regardant dans le miroir. Les taz étaient puissants visiblement.

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